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BLOG MORT
# Posté le vendredi 12 septembre 2008 14:08

Ebauche de l'éclosion d'une espèce en voix d'apparition

Ebauche de l'éclosion d'une espèce en voix d'apparition
Elle a décidé de se marginaliser . Elle sait qu'elle n'a plus été la même dès l'instant où son existence a fait d'elle une femme . Elle philosophe de temps en temps . Elle se convaint qu'elle fut embryon de mauvaise graine et qu'elle simule les attitudes d'un être qu'elle n'est pas et qu'elle ne sera jamais . Elle clame préférer rater le meilleur afin d'éviter le pire . Elle sait et admet enfin que la cruauté du sort n'atteint vraiment son apogée que si on a un jour eu l'audace d'effleurer le bonheur, ou même en caresser l'idée .
Eden rentre en seconde et elle est précoce . Déjà . A son âge . Le lycée c'est comme une perpétuelle campagne présidentielle, chaque individu fait le choix d'adhérer à un parti ou a un autre, et ces pseudo-clans médisent discrètement, se provoquent mutuellement, et au meilleur des cas se tapent sur la gueule . Et puis de toutes façons chaque agissement de l'homme, qu'il soit divertissant ou malsain reste simplement une pitoyable consolation .
-"Oui, j'ai vécu, j'ai des souvenirs, j'ai de quoi raconter à mes petits enfants, je peux mourir en paix" s'extasient-ils se remémorant un passé pas si glorieux que ça .
Eden s'imagine déjà, le visage craquelé, son adorable bouille devenue flétrie par l'écoulement des années, de monstrueux sillons creusés par le ruissellement des perles du chagrin, l'amas de peau visqueux qui
enveloppera ses os, et cette coulée de chaire
ratatinée . Ces termes, un jour ne seront plus
abstraits et elle prendra la place de sa
grand-mère sénile dans l'hôpital qui l'éc½ure tant,
à la différence qu'elle ne prononcera pas mot .
Je suppose qu'une once de bonté l'habitera toujours
et qu'elle préférera épargner aux moutards
mal-élevés le récit de ces tribulations pré-déclin .

Elle était moi .
# Posté le vendredi 15 juin 2007 06:42
Modifié le mercredi 25 juillet 2007 22:48

C'est l'hiiistoiiire de tant de viiies

C'est l'hiiistoiiire de tant de viiies
[---J E N E D O R M I R A I S P A S C E S O I R ---]
〤[{Décision ou Fatalité?}]°〤


En fait je ne trouve plus le sommeil...

〤Il s'evertue à m'éviter, Saloprie de somnifères je m'y crois comdamnée. Ce sont toujours les cachets qui s'astreignent à combler mes désirs. L'insomnie ultime conseillère; surtout, elle exagère les images. Elle transforme rapidement l'inquiétude en effroi, l'effroi en épouvante, c'est alors que l'endormissement n'est plus desirable du fait que le cauchemard est toujours proche. Triste spirale expodentielle. Ca fonctionne crescendo mais toujours vers le pire, celui du devenir.

Je ferme les yeux... Dès cet instant mon esprit se retrouve enivrer de désespoir qui s'évertue à se changer en tourments qui eux finissent par laisser place à la prostration.(Pathologie:
État d'abattement extrême, physique et psychique, se traduisant par l'immobilité et une absence de réaction aux sollicitations extérieures).

Je tente toujours de me laisser aller à l'endormissement en imaginant des scénarios qui me mènerait au doux monde des songes, mais très vite un détail de mon histoire imaginaire me rappelle à mon quotidien. Insupportable. C'est donc la somnolence qui a prédominé. Au réveil, je me jette sur les produits miracles nommés: crèmes anticernes. Ca ne fonctionne pas. C'est donc en gros penda surmaquillé que je vais affronter la civilisation!!
Là je me réjouis de bénéficier de mes attribus féminins car la formule "pot de peinture" ne convient qu'au Beau Sexe.

Je sollicite mon inconscient ce soir.
Arrète d'être à l'origine de mes névroses
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# Posté le mardi 05 juin 2007 18:34
Modifié le mercredi 25 juillet 2007 22:50

Promo "FREEDENT" : Souris à la vie.

Promo "FREEDENT" :  Souris à la vie.
◎ Je ne suis pas de celles
que le bonheur inspire...

━ ━ ━ ━ ━ ━ ━ ━ ━ ━
Exception: heureuse.
Eh oui, décidement le destin s'acharne.



Ses instants de joie, ses moments d'euphorie, ses secondes de liesse, ses périodes d'enthousiasme, ses stades de jubilation sont si éphémères.

Mes tentatives de plaintes si répétitives en deviennent ridicules. Je ne sais plus quoi inventer pour dénigrer les évenements et les personnes puisque tout va bien. Que faire, quand votre marque de fabrique qui est la ronchonnerie, n'a plus lieu d'être?
Je m'aime plutôt bien en chieuse invétérée qui souçonne même la pluie de vouloir s'acharner sur son sort _ putain d'été _, qui soupçonne ses amis de comploter hypocritement pour la détruire et qui s'ennuie de ne rien avoir à critiquer.

Aberrante est la complaisance à l'affliction. Il s'agit effectivement d'une addiction.

Je me lasse de ce sentiment si mielleux, j'en deviens une personne si commune. Je me satisfais de ce qui se passe et je finis par regretter mes états de douleurs intenses.

Soleil.
Doux rayonnement qui enflamme mes chairs. Bien-être.
Cigarette. Aspiration d'une fraicheur mentholée vivifiante. Accoutumée.
MD. Aura pénétrante d'un amour à autrui. Exhibition de ses ardeurs. Droguée.
Sexe. Léthargie due aux instants de débauche jouissifs. Orgasmique.


Pourvu que ça dure.
La perdue perdure(ra) ?
# Posté le mardi 29 mai 2007 18:16
Modifié le samedi 09 février 2008 10:35

"Comme sa gamme est plus riche, le malheur nous attire plus que le BONHEUR."

 "Comme sa gamme est plus riche, le malheur nous attire plus que le BONHEUR."
Time to change...

J'éxerce une mise en abyme sur les évenements éprouvants de ma vie, je me suis fixée un seuil, cet endroit s'inscrit comme un point de non retour une fois qu'il est franchi .
Pourquoi s'enchainer à une pseudo dépression parfois? A-t-on besoin de compenser une dose de bonheur par une de malheur? Est-ce necessaire d'apprivoiser un état de Spleen pour se sentir vivant?
Je suppose que l'accablement est moins restrictif et que les réactions qui s'en découlent peuvent être multiples, est ce ce pullulement qui nous attire?


*E* ****C**** *L* ****I* ****P* ****SS*** *E*

Franchissement du seuil de la porte, elle s'affale sur le lit, tente une percée dans son inconscient pour découvrir la source de ses maux. Abandon. Un jeune homme chuchotte qu'il aurait aimé faire battre le ciel pour un futur plus beau, elle adhère à la formule et continue d'écouter toutes ces futilités subtiles.
C'est une saignée perpétuelle, une noyade infinie, une asphyxie au goùt d'éternité.
Elle baigne dans son désir d'anéantissement et n'imagine même pas que ceci puisse connaitre un dénouement quelconque. Elle ne s'est jamais senti aussi en osmose avec ses sens, avec ses pensées, avec sa douleur. Elle irait jusqu'à concevoir l'idée même d'une fonction salvatrice pour son désespoir.
Elle finit par sombrer en totalité. A son réveil le soleil brillera toujours...


******!**!*-*!!**-***---*-********

--*Et moi je joue ma vie à pile ou face
Un coup ça passe; un coup ça casse
!!!

******!**!*-*!!**-***---*-********
# Posté le lundi 07 mai 2007 16:34
Modifié le mercredi 25 juillet 2007 22:51